Tu me disais "prends garde à toi" et à tes ailes
Je ne me suis méfiée de rien tant ma confiance
Etait placée entière en toi ; moi, la rebelle,
J'aurais pu fair' n'importe quoi mais pas de chance
L'amour de toi s'est envolé à tire d'ailes
Et la passion n'était habitée que par moi
J'avais tout cru quand tu m'disais, je me rappelle
Que rien au monde n' viendrait briser cet amour là
Ma naïv'té, tu le savais, était si grande
Qu'personne au monde ne m'aurait enl'vé à toi
Je t'ai aimé comme j'avais dit pour que t'entendes
Qu'un jour une' femme t'aimerait et qu'ce s'rait moi
Je t'aime toujours, comme au passé, comm' dès l'début
Quand j'donne d'l'amour, c'est pas pour moi comme un jouet,
Qu'on casse'comme ça, c'est si facil' d'mettre au rebut
Tous les je t'aime et les combats pour s'en aller
J'n'aurais jamais pu te faire ça, j'étais sincère
Même difficile, la vie j'la jette jamais à terre
Je n'comprends pas les êtres qui aiment à demi
Et changent de cap et changent de femme comme d'un habit....
J'étais un ange pur et je m'suisbrûlée les ailes
Des adultes ont ceci d'étranges, comm'les enfants
Ils s'engagent et s'dégagent d'l'amour comm'd'une ombrelle
A s'demander parfois si c'est pas un "passe-temps"
Et la mémoire des mots fléchés, des folles nuits,
De notre espace aussi que nous avions construits
En peu de temps, avec d'l'amour et d'la patience
On v'nait enfin d' réaliser une naissance
Comme d'un enfant non désiré t'a avorté
De tout ce temps à préparer notr' devenir
Tous ces week end à avancer sans reculer
Avec ce même but de vouloir nous batir
Un p'tit chez soi, une pièce à nous où nous pourrions
Enfin s'laisser aller un peu à nous r'poser
Nous n'en n'aurons jamais connu que l'intention
Car de le vivr' n'a jamais pu s'réaliser...