Il m'a menti souvent, et j'en ignore tant
Qu'il reste le dégoût de m'être à lui donnée
Comment ai-je pu faire, pour croire aveuglément
A son amour sincère alors qu'il en jouait
Voilà ce que ça donne, mettr'sur un piédestal
Un être qui vous ment aussi tranquillement
Il s'est servi de moi comme on monte un cheval
Pour faire une ballade parcqu'il s'ennuyait tant
Je n'étais qu'un jouet, il s'est bien amusé
Se moquant de l'amour, le narguant de silences
Il a tout préparé, il a tout programmé
Il est content de lui, il a repris confiance
Car quand je l'ai connu, lui qui doutait de tout
Me disait-il alors, j'ai fait tout ce qu'il faut
Pour qu'il prenne confiance, lui donnant des atouts
Lui permettant de croire que demain serait beau
Moi qui le trouvais beau avec mes sentiments
Il est devenu laid et froid en même temps
Il était beau pour moi parc'que je l'aimais tant
Aujourd'hui j'ai du mal à le trouver tentant
Il m'a trop injuriée de son amour jetable
M'a bien trop rejetée pour que je l'aime encore
Si à cinquante-six ans il est loin d'être stable
Que pouvais-je en attendre sinon ce goût de mort...
Il finira sa vie sans moi prête à l'attendre
Je garde mon amour pour un être plus tendre
Il m'aurait abîmée encore plus si j'n'avais
Enfin ouvert les yeux sur cet homme qu'il était
Je m'en veux tellement de m'être fourvoyée
Avec un homme dur, cruel et insensible
Tout ce que je déteste alors le composait
De l'avoir adoré, tenez, c'en est risible
marleyne